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Séjour Haute-Loire Mézenc – Week-end de Pentecôte 2026 (N°273)

  • 8 juin
  • 4 min de lecture

Textes : Jocelyne M.

Photos : Jocelyne M., Maryse D., Antoine B., Marc V.

Publication : Pierre L.


Ce week-end de Pentecôte, nous étions 14 à partir pour LES ESTABLES pour le séjour organisé par Antoine et moi-même.

Après avoir posé nos valises à l’hôtel LA DECOUVERTE qui nous hébergera ces 3 jours, nous filons au parking des Boutières point de départ de notre première randonnée : LE VENTOGRAPHE DES BOUTIERES PAR LE MONT MEZENC, randonnée d’environ 15 kms et 500 m D+.

 

Départ dans la forêt.



La montée nous réserve de magnifiques points de vue sur le plateau du Mézenc.



Au loin le MONT GERBIER DE JONC ou pas ??? les paris sont ouverts.



Le Mont Mézenc a deux sommets, c’est ce qui en fait sa particularité, mais surtout ses deux sommets ne sont pas dans le même département.


Le sommet nord, avec sa croix, culmine à 1744 m et offre un panorama à 360°. C’est le point culminant de la Haute-Loire. La croix, en bois à l’origine, avait été transportée par des prisonniers de guerre en hommage aux soldats de la paroisse revenus de la guerre en 1945.









Le sommet sud atteint 1753 m et se trouve sur le département de l’Ardèche.

 

Ce volcan endormi depuis 8 millions d’années est un dôme de phonolite, une roche volcanique qui doit son nom au joli tintement qu’elle produit lorsqu’on marche sur elle.






La suite de la randonnée nous permettra de découvrir le col de la Croix de PECCATA, ainsi que les deux tourbières de LA ROCHETTE, créées en 2004 et 2014 afin de préserver la biodiversité du secteur.

 

Nous atteignons bientôt la curiosité du jour : le VENTOGRAPHE DES BOUTIERES. Cette machine insolite permet de déposer des messages dans le vent selon un processus bien précis.





-            Dépôt du message dans les entonnoirs enregistreurs

-            Amplification et transformation du message

-            Trajet et compression du message dans la tuyauterie jusqu’à la girouette

-            Amplification et dépôt du message dans le vent par l’intermédiaire du grand pavillon

-            Envolée du message

Quelques explications sur le sujet sont nécessaires 😊

 




Notre belle randonnée s’achèvera au CIRQUE DES BOUTIERES, amphithéâtre naturel creusé par l’érosion glaciaire.

De retour à l’hôtel, et après avoir récupéré nos chambres, la convivialité nous attend sous la forme d’un apéritif local avec quelques toasts gourmands préparés par Christophe, le cuisinier de l’hôtel, et très appréciés.







Les dîners et pique-niques à base de produits locaux ont été savourés tout au long du week-end.














Après un bon petit déjeuner, nous voilà repartis le dimanche pour de nouvelles aventures. Salomé, guide rattaché à l’hôtel, nous fera découvrir de nouveaux paysages tout au long d’une randonnée d’un peu plus de 16kms et 400m de dénivelé autour des 5 Sucs : Suc de Taupernas (1602m), Suc de la Lauzière (1582m), Suc de Montfol (1594m), le Sépoux (1530m), Suc de Séponet (1534m).

 

Au sommet du Suc de la Lauzière, la vue est splendide sur les sucs alentours et le mont Gerbier de Jonc au loin. Nous marchons au milieu des myrtilliers, des pensées, des genêts et mille autres fleurs.










Un passage un peu délicat dans la forêt (et les ronces ….. 😊) rend notre Président heureux, mais Odile un peu (beaucoup ☹) égratignée.









Grâce aux bons soins de notre guide et des animateurs présents, elle sera vite sur pied !! tout en gardant sa bonne humeur.

 

Le pique-nique face à une prairie fleurie et le Mont Gerbier de Jonc au loin rendra des forces à tous.














Tout au long de la journée, Salomé nous partagera son savoir sur la région. Personne n’oubliera son « KROUSTOU », ni la façon très originale de distinguer un sapin d’un épicéa (chorégraphie à réviser !!).






Nous terminerons la randonnée par les ruines de la Chartreuse de Bonnefoy, ancien couvent du XIIe siècle où vivaient dans des conditions extrêmement difficiles les moines de l’ordre de Saint Bruno.









C’est dans le massif du MEYGAL proche que nous effectuerons notre dernière randonnée du week-end : 14 kms pour 330m de dénivelé.

Au départ du charmant petit village de BOUSSOULET, notre parcours bien ombragé nous conduit à MONTVERT où nous faisons une pause devant la maison de la Béate du village.

Ces maisons, constructions simples, typiques à la Haute-Loire, surmontées d'une cloche et situées au centre des hameaux et villages, étaient autrefois bâties par les villageois pour abriter leur béate. A partir de 1670, sous l'impulsion d'Anne-Marie Martel, des jeunes filles étaient formées par des religieuses au Puy-en-Velay pour enseigner le catéchisme aux enfants dans les coins les plus reculés de la Haute-Loire. On les appellera plus tard les béates. Celles-ci étaient envoyées dans les hameaux, sur leur demande, et hébergées dans l'assemblée construite par les villageois.  En plus du catéchisme, bien souvent elles enseignaient la lecture, l'écriture et le calcul. Le soir, elles apprenaient aux fermières l'art de la dentelle.

 




















Puis nous avançons d’un bon pas mais sous une forte chaleur jusqu’au point culminant de notre journée, le Sommet du TESTAVOYRE qui culmine à 1436m. Le sentier devient très pierreux 😊









Nous croisons une coulée de rochers, appelée par les locaux une « chier » (prononcer « chière »).







Ces coulées sont très impressionnantes.




Mais le point de vue au sommet nous récompense de tous nos efforts.







Une belle descente au milieu des genêts pour arriver enfin au lieu de pique-nique dans la forêt.







Nous parlerons de Jules ROMAINS, écrivain, philosophe, poète et dramaturge du 20e siècle, bien connu pour sa pièce de théâtre « Knock ou le Triomphe de la médecine » et qui est originaire de la région. Et de Saint Jean-François REGIS, prêtre envoyé dans le MEYGAL pour prêcher la bonne parole dans les années 1600. Il créa « l’œuvre du bouillon » sorte de resto du cœur en distribuant déjà à l’époque vivres et linges aux pauvres, et ouvrit le refuge « du bon pasteur » pour les filles égarées. Il parcourait entre 40 et 60 km par jour pour porter la sainte parole dans les villages isolés …. Un sacré randonneur !!

 

La suite de la descente se fera tranquillement dans la forêt et à l’ombre pour rejoindre le village de BOUSSOULET dont nous découvrirons l’église très originale.










Cette église fut construite en 1840 par les habitants dans une ancienne ferme fortifiée. Le bâtiment d’habitation fut transformé en cure et la grange devint la nef actuelle. Son intérieur utilisant les matériaux locaux est très original.















Après une sympathique convivialité prise dans le bar du village, nous repartirons tous avec de belles images en tête, et peut-être l’envie de revenir découvrir ce massif magnifique.




 
 
 

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