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Séjour SAMOËNS « Le Bérouze » du 7 au 13 juin 2026(N°275)

  • 24 juin
  • 9 min de lecture

Textes : Odile D.

Photos : Maryse D., Odile D., Catherine D., Chantal F., Alain P. et Christiane S.

Publication : Pierre L.








7 juin 2026.

Covoiturage Francheville -Lac Bleu à Morillon.

Le beau temps est au rendez-vous pour partager le pique nique et faire une petite randonnée au bord du Giffre : 7,5 km et 60 m de dénivelé. Quelques repérages géographiques proposés par Odile pour identifier nos futurs secteurs de randonnées.

 

Quelques iris au bord du lac aux dames ;





Admiration des nombreux parapentes et de quelques deltaplanes, assez rares maintenant.






Après notre installation au Bérouze et le pot d’accueil,  nous rencontrons Nicolas, accompagnateur de montagne qui va nous accompagner lors de 4 randonnées. « Que voulez-vous faire ? »... « Vous me faites confiance ... alors à demain matin 8h30 ». Nicolas garde le mystère sur le lieu de la première randonnée.

En attendant, nous pouvons admirer les vues depuis nos chambres :

Côté montagne.



Ou côté de la chapelle du hameau du Bérouze.





8 juin 2026. A 8h30 direction La Dent de Verreu, 1901m d’altitude. C’est parti, avec le beau temps, direction le Hameau du Mont pour une belle randonnée de 12 km environ et 900 m de dénivelé (profil ci-dessous)




Dès le départ, on peut observer un peu de patrimoine local : chapelle avec clocher à bulbe.




Dès les premiers lacets, nous pouvons déguster des fraises des bois et admirer les premières ancolies.





Et les prairies fleuries




Quelques virages plus haut, divers panoramas nous régalent :

Vue sur le Mont Blanc




En face de nous Samoëns 1600 (station de ski).





Et, nous poursuivons notre montée. Nous sommes entrés dans l’alpage : les chiens de bergers et les Patou nous accompagnent très tranquillement.

 



Au niveau de l’alpage (troupeau de chèvres), nous allons changer de type de sentier. Nous passons d’un chemin « jeepable» à un sentier plus caillouteux.




Nous continuons à monter....

La vue est plus dégagée (montagnes au dessus de Sixt Fer à Cheval et massif du Mont Blanc), plus ou moins nuageuse.

Nous sommes presque au sommet !





On admire la vue, à chaque pause.



La dent de Verreu, 1901 m,  est atteinte.

Pause pique nique pendant laquelle, le gypaète barbu est venu nous survoler. Derrière le groupe, le secteur du cirque du Fer à cheval.




Nous ne sommes pas des « geeks » !

Nicolas partage la vidéo du nid de gypaète : l’unique petit doit être nourri pour pouvoir prendre son envol. Les adultes partent chercher à manger : ils se nourrissent des os des charognes qu’ils digèrent grâce à une très forte acidité de leur estomac (pH 1).





Panorama au sommet de la Dent de Verreu.



Au fait, la randonnée se termine quand nous sommes revenus au parking. Il faut penser à redescendre. En chemin, une pause bienvenue pour observer le lagopède qui s’est envolé devant nous et qui s’est réfugié dans un épicéa.

Quelques uns d’entre nous l’admirent avant que Nicolas installe sa longue vue.




A la fin de la descente, nous retrouvons le hameau du Mont : four à pain et abreuvoir où Martine observe de nombreux têtards.






Nous penons le temps d’observer le travail du couvreur sur la chapelle.

Petite pause avant de reprendre les voitures : les jambes sont bien lourdes pour plusieurs d’entre nous.









9 juin 2026. A 9 h, le temps est maussade et couvert ; le brouillard est au rendez-vous. C’est parti, direction le Hameau des Allamands, puis direction le secteur BOSTAN-GOLESE, par le chemin de Léon : 13,5 km et 870 m de dénivelé (profil ci-dessous). Le brouillard va nous accompagner toute la journée, mais cela nous a permis d’entendre le chant des tétras lyres : ils ne nous ont pas vu arriver.












Le chemin de Léon débute en forêt, puis nous arrivons dans une zone plus dégagée.

Le brouillard mouille un peu, la fraicheur est au rendez-vous.




Nicolas va nous faire découvrir un petit lac qui se forme à la fonte des neiges. Pour cela, il faut le mériter. Passage dans les névés !





Le petit lac est atteint. Il fait un peu trop froid et humide pour observer la faune aquatique.



La neige n’a pas été tassée de la même façon au cours de l’hiver. Lors de la fonte, des structures évoquant les « cheminées de fée » peuvent apparaître. Magique avec le brouillard !




Il faut contourner le mamelon, pour entamer la descente vers le refuge de Bostan.

Et ça grimpe toujours !








C’est l’heure du pique-nique. Le refuge de Bostan est ouvert. Nous pourrons reprendre des forces au chaud.




Pause pique-nique et convivialité du jour au refuge. Derrière nous, une photo nous montre le panorama du jour....invisible dans le brouillard.





En route vers le col de la Golèse. Les premiers rhododendrons fleurissent.


Lors de la descente, Nicolas nous fait une leçon : à retenir pour amuser les petits...et les grands.

Faire une danseuse avec une fleur de silène.





Mais aussi...

Comment transformer une rhinante aristé.....



En petits oiseaux sur une branche. Magique !





En fin de journée, après un petit temps de repos et avant le repas, certains d’entre-nous se challengent avec le SKYJO.






10 juin 2026. Jour de marché à Samoëns. Nous faisons un petit break pour visiter Samoëns : le centre ville, l’Eglise, La Grenette et le Jardin Alpin « La Jaÿsinia » qui va fêter en juillet ses 120 ans.

 

Ce matin, le soleil est présent. Nous commençons par le centre Bourg, en pleine rénovation. C’est un peu moins joli que d’habitude.







Sur le bâtiment devant l’église, un magnifique cadran solaire.




Dans l’église, le bénitier.




Fresque montrant le travail des frahans (tailleurs de pierre) avec une sculpture en pierre de Sixt. Selon comment la pierre est travaillée, elle passe de la couleur grise à une couleur noire, d’un aspect rugueux à un aspect très lisse.




Sous la grenette, sont exposées quelques œuvres que les sculpteurs qui s’affrontent lors de concours doivent céder à la ville de Samoëns.








Direction le jardin Alpin « La Jaÿsinia » créée  à la demande de Marie-Louise Cognacq-Jaÿ par l’architecte paysagiste Jules Allemand. Marie-Louise, née à Samoëns en 1838, monte à Paris pour travailler au Bon Marché. Elle se marie avec monsieur Cognacq et fondent ensemble la Samaritaine. Ayant fait fortune, elle n’oubliera pas son village natal en créant ce jardin associé à une maison bourgeoise qui devait accueillir un docteur (ce fut la maison médicale jusque dans les années 80). 

Vue dans le jardin dès l’entrée.




L’observation des fleurs se mérite : il faut monter !





Dans le jardin, il faut s’arrêter à la chapelle.



Quelques exemplaires de fleurs.

Le chardon bleu des alpes, pas encore parfaitement fleuri.




Raiponce.




Mystère ??? Nous n’avons pas noté son nom.





Au sommet du jardin

A la descente, en autonomie, nous pouvons passer par les petites allées, au lieu de la grande allée goudronnée.



Et on finit, la visite de Samoëns par l’office du tourisme avec la fontaine de l’an 2000, en hommage aux frahans avec la figure très fréquemment sculptée « le dauphin ».




L’après-midi, vers 13h30, les quelques gouttes de pluies ne nous arrêtent pas. Direction Sixt Fer à Cheval pour une randonnée au Bout du Monde par le chemin, rive droite du Giffre, le seul ouvert en ce moment car il reste des névés sur l’autre rive : 11 km  et 270 m de dénivelé. 

 

Le cirque du fer à cheval.




Malgré la pluie pas trop forte, nous allons aller au Bout du Monde (autre cirque au-delà du Fer à cheval) en passant vers une petite mare créée artificiellement.




En chemin vers le Bout du Monde : un peu de plat avant la montée finale.





Nous prendrons le seul chemin qui est ouvert. L’autre reste fermé, tant qu’il les névés ne sont pas tous fondus (arrêté municipal oblige).




Quelques passerelles sont à passer.




Panorama du Bout du Monde.



Depuis le bout du monde, nous nous retournons et nous observons le début de la vallée du Giffre.




En  fin de randonnée, la pluie s’est arrêtée et nous avons presque tous quitté les ponchos.





11 juin 2026. Départ à 8h30 avec Nicolas qui nous a prévu un parcours plus technique : la Pointe De Chalune (2116 m d’altitude) en passant par 4 cols (départ col de la Ramaz, col de Chalune, col de Foron et col de Vésinaz), entre Mont Blanc et Léman et sous le soleil avec quelques passages nuageux. 8,5 km et 570 m de dénivelé (profil ci-dessous).



Depuis le col de la Ramaz, nous montons ... c’est assez raide





Voilà où nous allons monter.



En chemin, nous nous arrêtons pour observer les chamois.

La longue vue est de sortie.





C’est un peu flou (faute au zoom), mais il est là ! (au milieu du quart droit en bas de la photo)




Un peu plus loin, nous observons des marmottes, dans une prairie avec de la gentiane jaune.




Les prairies sont toujours aussi fleuries.





Nous allons monter là-haut. C’est le passage le plus technique. Soutien et entre-aide sont de mise.




Nous sommes arrivés à la pointe de Chalune.

Pique nique pour reprendre des forces pour la descente.



Le panorama annoncé : entre Mont Blanc !





Et Léman !





Panorama vers le Léman.






Lors de la descente, nous avons à nouveau vu des marmottes, des chamois... mais aussi dans une mare au niveau de l’alpage du Foron, le triton alpestre que Nicolas a  attrapé.





Voici les alpages à traverser pour rejoindre le col de la Ramaz.





Nicolas devant rentrer directement chez lui, il nous conseille de descendre par Sommand, Mieussy et de s’arrêter à Taninges pour visiter le vieux Bourg.

 

La chapelle Saint Anne et son moulin.





Le vieux pont en pierre




Monument aux morts de la guerre de 1870. Les hauts savoyards devenus français en 1860 (annexion des Savoie et du comté de Nice à la France lors de l’unité italienne) ont été très fiers de participer à ce conflit. 4 monuments aux morts de ce type existent en Haute-Savoie.












12 juin 2026. Départ à 8h30 avec Nicolas (il a commandé le cinéma animalier) pour un parcours, sous le soleil, dans le secteur de Sales – Le Dérochoir, agrémenté de fleurs, de bouquetins et de cascades.

Pour ceux qui sont allés au somment du passage du Dérochoir : 15,6 km et quasiment 1000m de dénivelé.

Pour ceux qui se sont arrêtés avant les 2 derniers névés à passer : 12 km et 870 m de dénivelé).

 

Le chemin est raide, assez étroit et caillouteux. Après une bonne demi-heure de montée, nous découvrons la cascade de la Pleureuse (avec son arc en ciel) et les cascades de Sauffaz.





Puis nous poursuivons la montée qui alterne des zones bien pentues et des replats.




Vue en direction de la vallée





Cascade  de Sales.

Le lieu porte de nom de « Sales » en hommage à Saint François de Sales, qui est venu entretenir l’évangélisation des hauts savoyards pour lutter contre le calvinisme qui se développait dans le canton de Genève voisin.




A proximité, nous observons nos premiers bouquetins.






Sur le plateau suivant, nous arrivons aux chalets de Sales, où nous observons de nombreux bouquetins.




Nous avançons, en traversant la zone du « Grand Pré ».

En direction du passage du Dérochoir.




En se retournant vers les chalets de Sales

 





Ce replat est le bienvenue, pour presque se reposer tout en marchant.



Objectif : si les névés le permettent, atteindre le passage du Dérochoir.





Nous passons une nouvelle « marche », dans les névés.



Après cette rampe, notre groupe se scinde en deux.

Un sous-groupe va se poser pour pique niquer et observer l’autre sous groupe monter vers le passage du Dérochoir. Il faut encore passer 2 névés assez raides.

En route, pour les plus téméraires !




Ils sont en haut et sont suivis par un autre  groupe.





Au niveau du passage du Dérochoir, nouveaux panoramas. Le massif duMont Blanc est encore plus proche et il est possible de plonger dans la vallée de l’Arve (sur la droite de la photo).



Voici notre emplacement pour le pique-nique.




Pendant l’aller-retour au passage du Dérochoir, nous avons pu observer la flore qui sort de terre immédiatement après la neige.

 

Soldanelle, avec ses clochettes frangées, violettes.





Gentiane ciliée.



Primevère farineuse, de couleur mauve.




Ils redescendent....




C’est un peu glissant.





Au retour, nouvelle admiration des bouquetins. De jeunes mâles se combattent.... Qui sera le plus fort ?





On n’oublie pas de faire une petite halte à la chapelle de Sales, dédiée à Saint François de Sales.




Croix sculptée par le gardien du refuge de Sales.




L’autel avec des ex votos.

Puis descente jusqu’au Chalet du Lignon : en chemin nous sommes encore accompagnés par des bouquetins.





Pour le plaisir, sur le retour, nous faisons une petite halte à la Cascade du Rouget, une des plus haute cascade d’Europe.





Et pour clore en beauté notre collaboration avec Nicolas, nous nous arrêtons à Salvagny afin d’observer dans la paroi, à la longue vue, l’aire du gypaète. Le petit attend le retour de ses parents.








13 juin 2026. C’est déjà la fin du séjour. Le beau temps est toujours au rendez-vous ; la chaleur arrive aussi. Direction à 9h15 (voitures chargées) vers le col de Joux Plane, haut lieu cycliste pour gravir La Bourgeoise, pour revoir les lieux dans lesquels nous avons randonné : 5 km et 140 m de dénivelé.

Nous sommes au sommet de la bourgeoise.




Découverte des combes de Bostan et de la Golèse, observées dans un premier temps dans le brouillard.




Après une admiration d’un troupeau, du Mont Blanc et de la flore toujours abondante, la prise d’une boisson au Relais du Col de Joux Plane est la bienvenue. Allez ! Il faut rentrer sans oublier un passage par la fruitière de Mieussy, pour quelques achats de formages (AOC Reblochon et Abondance) et autres gourmandises Régionales. Tout le monde est bien rentré.

 

Dernier « coucou » au Mont Blanc !

 





Magnifique troupeau de vaches !

Du bon lait pour les 2 AOC locales : Reblochon et Abondance.













NOTE DE LA PUBLICATION : BRAVO A ODILE POUR CE MAGNIFIQUE REPORTAGE ET A TOUS LES PHOTOGRAPHES POUR LEURS MAGNIFIQUES PHOTOS




 
 
 

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