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Rando - Connaître Francheville (N°150)

Dernière mise à jour : 23 juin 2023

Note de la rédaction : En ce printemps 2023, Monique E. et Jean-Paul M. ont proposé aux adhérents du Rando Club une randonnée "A la découverte de Francheville". Le livret décrivant cette randonnée a été diffusé à l'ensemble des adhérents. Cependant, afin de saluer cette belle initiative et avec l'autorisation de ses deux auteurs, nous avons décidé de publier aussi ce livret sous forme de blog, de manière à le rendre plus facilement disponible sur tout type de support numérique.


RANDO – CONNAÎTRE FRANCHEVILLE… (ACTE 1) Vendredi 31 mars - Samedi 1er avril 2023 ________________________________________________________________________


Parcours proposé




Place de la Solidarité RV 13h15/départ 13h30

Place de l’Europe

Rue des écoles

Allée de l’Aubier/parking des 3 oranges/ Chapelle

Allée Grange Brûlée

Rue du Vieux Château

Traboule et chemin de ronde

Pont Neuf

Montée de Verdun

Retour vers Grande Rue

Les Hermières

Chemin de Chalon à remonter

Rue de la Doulline laisser rue de la Mairie

Chemin de Tourson/arrivée sur rue de la Mairie

Eglise/rue de la cure

Rue du Colombier

Rue du Vieux- Pont

Rue des Archers

Rue du Vieux Château/maison Mme de Cuzieu

Place de la Solidarité


BLASON et LOGO DE FRANCHEVILLE


En 1946 le maire décide de créer un blason pour la commune il demande à un

peintre de s’y employer…on reprend les armes de la famille de Ruolz (maire de 1808 -1829) avec 3 losanges et un pan de muraille pour le vieux château…les 3 losanges furent

transformés en amphores (pour les potiers gallo-romains fort implantés à Francheville depuis le II e – Iii e siècle)



Aujourd’hui un logo est né : Franche Ville en 2 mots comme à l’origine au 12°s

avec le V qui évoque une commune verdoyante, du bleu pour le ciel et l’eau sur

un fond de soleil levant, emblème de vie et d’espoir.






DECOUVRIR FRANCHEVILLE EN BALADE


Francheville est une commune de 14 497 habitants au sein de la Métropole de Lyon. La ville est constituée de 4 quartiers ( F. le Haut, F. le Bas, Bel-Air et Alaï) délimités par deux cours d’eaux affluents du Rhône : l’Yzeron et le Charbonnières.


Eléments historiques : Francheville remonterait à l’époque romaine bien qu’on n’ait aucun texte le certifiant. En ce temps- là, le territoire vivait principalement de l’industrie des potiers avec des esclaves affranchis et de l’agriculture..

LIBERA VILLA est le nom primitif (IIème et IIIème siècles) de Francheville. Il vient de ce que les habitants de la commune vouée presqu’essentiellement aux activités de poterie et de briquèterie ont sous l’empereur AUGUSTE été affranchis pour « services rendus » notamment pour la fourniture de briques utilisées dans la construction des aqueducs. Cependant certains documents attestent que la trop bonne qualité de l’argile locale permettant la fabrication de briques a paradoxalement joué en défaveur de leur utilisation dans la construction des aqueducs, la préférence de l’usage allant à la vaisselle.

LE SOL

Au quaternaire un grand glacier recouvre presque toute la région

A la fonte des glaces se crée un grand lac entourant le plateau de Fourvière jusqu’à Francheville. En se retirant le lac laisse une couche d’argile très épaisse (18 à 20m d’épaisseur au secteur des Hermières.

Les lits du Rhône et la Saône étaient de 140 à 150m plus hauts que maintenant à cette époque la Saône se trouve barrée par le rocher de Pierre Scize. Elle va contourner l’obstacle en passant par Francheville, Beaunant et la vallée d’Oullins pour aller se jeter dans le Rhône.

C’est dans cet ancien lit que coulent aujourd’hui le ruisseau de Charbonnières et l’Yzeron à Francheville


VOIES ROMAINES


En venant de Trion, deux voies passent par Villa Franca :

Voie d’Aquitaine par le Nord la plus courte vers Feurs par la Favorite/Point du

Jour/Battières/Francheville Alaï/ Craponne/Tupinier/St Bonnet le Froid et Feurs. Aujourd’hui c’est la Nationale 89. Une variante de cette voie passait par le sud.

Une branche de la Narbonnaise arrivait depuis Vienne jusqu’à Alaï passant par

la vallée de l’Yzeron…


LES SEMINAIRES On aperçoit en levant les yeux à l’est le séminaire de théologie (sur Ste FOY) et le séminaire St Joseph devenu Hôtel .

Chemin de Chantegrillet

Le nom rappelle que de l’avenue au bout du chemin en direction de la Maison St-Joseph se trouvaient des prés où chantaient, bien sûr, les grillons.


LE PRIEURE

Dans le chemin de Chantegrillet ; cette grosse bâtisse porte ce nom à cause d’une chapelle privée dans la propriété. Mr Reyre, ancien Maire en fut un des propriétaires.


LE GRILLON

Propriété de 5 ha lotie en 1970 avec 9 immeubles 314 logements avec groupe

d’animation tout au long de l’année.


la Résidence Communale de personnes âgées de CHANTEGRILLET inaugurée en 1985.


La POSTE est installée sur cette place depuis 1971. Auparavant elle était située sur la Place du Chater.

Cet ensemble de 30 ha était autrefois une même propriété qui connut différents propriétaires, dont M REYRE (ancien maire) avant d’être cédé aux sœurs de l’Antiquaille qui en firent une maison de repos. Le lieu est devenu à une certaine époque un pensionnat de garçons. Ensuite, les sœurs déménageant à Barcelonnette, les HCL en prirent possession après la 2ème guerre Mondiale. La mairie acheta à la fin des années 60 la partie où se trouvent aujourd’hui la Place de l’Europe (aujourd’hui sous la responsabilité de la métropole), la Poste et la Résidence Chantegrillet pour personnes âgées.


L’EGLISE SAINT-MAURICE


vers 1980- Eglise saint Maurice sur une avenue du Chater … bien calme





Jusqu’au milieu du XIXème siècle, il n’y avait pas d’église à Francheville le Bas, et les Franchevillois allaient à pied à Francheville le Haut pour la messe de 6 heures, par « une route à lacets et d’une raideur peu commune (qui) relie péniblement les deux sections du village. »

Un lieu de prière s’avérait nécessaire, et à l’initiative de monsieur Reyre, une église a été construite sur un terrain de monsieur Phélypeau après une souscription auprès des paroissiens.


Dès le XVIIème siècle , des dissentiments d’intérêt s’étaient élevés entre les deux groupes de la colline et de la plaine ; mais ils avaient été réglés pacifiquement. Il n’en fut pas de même en 1860 où ils s’envenimèrent pour une question d’omnibus, dont les places se remplissaient dans le village de la hauteur, bien qu’elles aient été retenues auparavant par ceux de la plaine.

Une dernière liste de souscriptions fut lancée en 1865, mais le premier curé, l’abbé Colassot, ne fut nommé desservant qu’en 1868 seulement aux frais des habitants.


L’église -architecte Chenavard- enfin autorisée par le Cardinal Maurice de Bonald, est consacrée le 18 janvier 1868 sous le vocable de … Saint Maurice en lien de reconnaissance avec le prénom du Cardinal.





La chapelle des 3 oranges avant la construction du parking dit « des 3 oranges » vers 1985




Elle est située sur le parking des «Trois oranges», appellation proposée en 1986 par les enfants des écoles maternelles et entérinée par le Conseil municipal, en souvenir d’une fresque murale illustrant un conte d’enfants. Cette chapelle est datée des XVIIe-XVIIIe siècles.

« De plan presque carré, elle est construite en maçonnerie de pierre enduite et coiffée d’un toit à quatre pans couvert de tuiles rondes; l’arc cintré de la porte d’entrée, à l’ouest, est orné d’un entablement mouluré et surmonté d’une niche en plein cintre, le tout en pierre jaune » .

Une dizaine de fragments de l’ogive centrale de la chapelle de St Priest (voir plus loin) ont été recueillis par l’association du Patrimoine de Francheville vers 1990 dans le jardin de l’ancienne mairie où ils avaient été entreposés. Ils sont aujourd’hui conservés dans cette chapelle des Trois Oranges.


LE VIEUX CHÂTEAU




Historique

Le “ vieux château ” de Francheville-le-Bas , acquis par la commune en 2005, est un donjon médiéval ruiné aux deux tiers.

Construit vers 1200, il dépendait des archevêques de Lyon qui y maintenaient un châtelain. Renaud de Forez, archevêque de Lyon de 1193 à 1226. Le mandement du château de Francheville s’étendait alors jusqu’à Oullins et Saint-Genis-Laval.

Le traité de 1173 partage le territoire en deux comtés distincts, Lyonnais et Forez, dont la continuité territoriale est assurée par un remembrement des possessions de chacun. L’archevêque reste seul maître de Lyon et de la moitié orientale du comté, tandis que le comte de Forez s’établit à l’ouest des Monts du Lyonnais où le château de Montbrison devient le siège de son autorité. Vingt ans plus tard Renaud, l’un des fils du comte de Forez, devient archevêque de Lyon. Le château médiéval est le siège de l’autorité publique où s’exerce le ban, pouvoir d’ordonner, de contraindre et de punir.


« Le château n’a pas de pont-levis et il faut entrer par une échelle. La bretèche de la porte a chu. Les murailles sont en mauvais état, la porte et la toiture du donjon sont pourries. La tour servant de prison et la chapelle sont en ruine. Le corps de logis est par terre depuis plusieurs années. La citerne du château n’est pas entretenue et se dégrade, comme d’ailleurs les murs du donjon du château »









Il semble cependant que l’histoire des murs du château ne soit pas totalement terminée; une plainte des riverains en 1884 est suivie d’une visite de l’architecte du département, puis d’une lettre du maire qui prend un arrêté le 24 mars de la même année enjoignant «M. le Marquis de Ruolz de démolir ou de consolider les ruines». En février 1886 une “ grosse pierre ” se détache et roule sur la chaussée, amenant un réaménagement du talus de remblai et peut-être la démolition d’un mur intérieur. C’est la même année que fut inauguré le nouveau pont, reliant Francheville Haut et Bas, et « coupant » littéralement en deux le vieux château.


LES PONTS DE FRANCHEVILLE

Auparavant quelques indices sur la Rivière YZERON :


L’YZERON

La longueur de son cours est de 26 km . L'Yzeron prend sa source sur le territoire de Montromant, commune située au sein des monts du Lyonnais, dans le département du Rhône, près du lieu-dit la Fromenterie et du col des Brosses, le long du GR7, à l'altitude de 839 mètres. Il prend d'emblée la direction de l'est, qu'il maintient tout au long de son parcours. Il rejoint le Rhône, à Oullins, dans la banlieue sud-ouest de Lyon, à l'altitude de 165 mètres.

Affluents

L'Yzeron a six ruisseaux affluents contributeurs1 :

· le ruisseau des Aduts (rg), 1,8 km sur les deux communes de Vaugneray et Yzeron.

· le ruisseau de la Milonière (rg), 3 km sur la seule commune de Vaugneray.

· le ruisseau Goutte Lays (rd), 1,2 km sur les deux communes de Vaugneray et Saint-Laurent-de-Vaux

· le Dronau (rg), 5,6 km sur la seule commune de Vaugneray.

· la Chaudanne (rg), 4,3 km sur les deux communes de Grezieu-la-Varenne et Vaugneray.


L'Yzeron à Francheville

Le débit de l'Yzeron a été observé pendant une période de 21 ans (1988-2008), à Francheville, localité du département du Rhône, située tout près du confluent avec le Rhône . Le bassin versant de la rivière y est de 129 km2, soit plus de 90 % de la totalité du bassin versant calculé au point de confluence avec le Rhône.

Le module de la rivière à Francheville est de 0,652 m3/s.

L'Yzeron présente des fluctuations saisonnières importantes de débit. Les hautes eaux se déroulent du début de l'automne au début du printemps et portent le débit mensuel moyen à un niveau situé entre 0,693 et 1,120 m3/s, d'octobre à avril inclus (avec 2 maxima : en janvier et en avril). Les basses eaux ont lieu en été, de fin juin à début septembre, avec une baisse du débit moyen mensuel allant jusqu'à 0,110 m3/s au mois d'août (110 litres par seconde), ce qui est très faible.

La jonction de l’Yzeron avec le ruisseau de Charbonnières créant quelques remous favorisant une sorte de bassin en amont du vieux pont, était anciennement appelé « la piscine » par les habitants et les enfants qui trouvaient là un lieu idéal de baignade.

Le Pont Neuf au premier plan d’une perspective de 3 ponts (2008-03-05)





Bruissin (1878-1884) par le Génie Militaire pour accéder plus aisément sur le chantier du fort fit suite à un projet initial d’élargissement de la voie reliant Francheville Le Bas et Francheville Le Haut par le Vieux Pont. Cette voie passait alors par le vieux pont et la montée de la Garde (très pentue). La municipalité d’alors voulant faciliter la liaison de ces deux quartiers, a refusé ce projet d’élargissement et a demandé un accès plus facile à Francheville-le-Haut, ce qui coïncidait avec les besoins des militaires. Ces travaux ont nécessité la démolition partielle du Vieux Château. Le Pont Neuf, culminant à 35 m au-dessus de l’Yzeron fut inauguré en 1886.


Après la traversée du Pont Neuf en gardant le trottoir de gauche, remarquer, scellée dans un coin de pelouse sous un GINKO BILOBA, une plaque commémorative d’un certain GIL (fils d’un élu municipal) s’étant suicidé en sautant du Pont-Neuf.


Le monument aux Morts de Francheville Place de Verdun

C’est un obélisque sur piédestal surmonté d’un coq triomphant en bronze, œuvre de Jean MOLY sculpteur à Francheville.

L’orientation du coq a varié au gré des déplacements du monument.


Historique :

1919 – le 04 septembre, le conseil municipal décide la construction de l’édifice.

08-05-1921 – INAUGURATION DU MONUMENT COMMÉMORATIF ÉLEVÉ PAR SOUSCRIPTION PUBLIQUE SOUS L’INITIATIVE DU CONSEIL MUNICIPAL.


EN 1989-1990 LE MONUMENT EST DEPLACE POUR DES TRAVAUX DE VOIRIE.


Le complexe Culturel « IRIS » (Informations, Rencontres, Images, Spectacles) Ce complexe a été réalisé en deux étapes :


1ère étape construction de 1994-1995:

- Une salle polyvalente (Grappelli) modulable avec une scène

- Une salle de spectacles (Barbara) 200 places

- Des équipements annexes avec logement du gardien.


2ème étape la Médiathèque construction de 2005-2006.

- 40 000 ouvrages

- 6000 CD

- 6000 DVD

- 100 abonnements de presse

- Une artothèque de 170 œuvre

- 15 postes multimédia.


Montée de Verdun


Revenons sur nos pas et empruntons la montée (ou descente) de Verdun. Sur notre gauche au N°6 on notera le « Théâtre de Bulles » un lieu destiné à l’initiation théâtrale pour les enfants. En face se trouve apparemment occasionnellement une sorte de garage de brocanteur





Le petit train d’agrément (vers 1935)

De la cour d’entrée (coté montée de la Garde) jusqu’à une petite gare accolée au pont du MERDERET sous la Chardonnière, on pouvait voir un petit train d’agrément, à vapeur, construit pour le docteur Jean Laurent, et destiné aux promenades des propriétaires. Il passait sous la « vraie » voie ferrée de la ligne de Givors. Cette voie ferrée avait une longueur de plusieurs centaines de mètres, avec un embranchement allant jusque sous le viaduc du chemin de fer jusqu’au pont de la Chardonnière. En contre-bas nous pouvons distinguer des restes de construction qui étaient en fait la gare en modèle réduit construite par le propriétaire des lieux.



LE VIEUX PONT


La commune de Francheville étant traversée par plusieurs rivières et ruisseaux (l’Yzeron, le Charbonnière, le MERDERET, le ruisseau de Chêne), on y dénombre plus de vingt ponts (piétonniers, routiers ou ferroviaires), et de nombreux gués et passerelles

Le « Vieux Pont » traverse l’Yzeron à Francheville-le-Bas et date du XVI ième siècle.

Ses parapets n’étant plus aux normes de sécurité, ils ont été surélevés en Juin 2008 d’après les plans d’un architecte des monuments historiques.

Le vieux pont – gravure de la fin du 19ème siècle (collection particulière)







LA CHAPELLE Saint-Priest (XIVe-XVe siècles)





On ne connaît pas la localisation exacte de la chapelle initiale dite « chapelle de St Priest » détruite au début du 16ème siècle. Elle était située sur la rive droite de l’ Yzeron en aval de l’ancien pont tel que nous le distinguons sur la gravure. De nombreuses questions se posent sur l’existence de cette ancienne chapelle et sur la destination exacte de celle que les Franchevillois ont connue jusqu’en 1971, date approchée de sa démolition.

Son existence est attestée par le testament de Pierre COIFFET prêtre habitant Francheville, daté du 9 août 1520, qui élit sa sépulture « dans la chapelle de Saint Priest fondée et édifiée au cimetière de Francheville ( !) ». Cet édifice était adossé à un ensemble de constructions, a été démoli entre 1970 et 1971. On pouvait encore y lire la date de 1506 sur un bénitier et une niche.

Il se présentait comme une tour de plan carré arasée et couverte d’un pan de toit, éclairée à l’est par un grand fenestrage gothique à remplages et à l’étage supérieur, sur au moins trois côtés, par trois ouvertures longilignes séparées par des piliers.

Il s’agissait de la chapelle d’un domaine ayant appartenu à Laurent DEBOURG, conseiller en la sénéchaussée et siège présidial de Lyon, puis en 1680 à Pierre Pichon, bourgeois lyonnais : « un grand tènement consistant en maisons hautes moyennes et basses, chambres, greniers, caves, selliers, establages, grange, cour et jardin au coin duquel, du costé de matin il y a une chappelle et collombier le tout clos de muraille. »

Une dizaine de fragments de l’ogive centrale se trouvent donc déposés dans la Chapelle du Parking des Trois Oranges précédemment vue. ont été recueillis par l’association du Patrimoine vers 1990 dans le jardin de l’ancienne mairie où ils avaient été entreposés. Ils sont aujourd’hui conservés à la chapelle des Trois Oranges (Voir ci-dessous)








Autre vue du vieux pont et de la Chapelle St Priest





L’HÔTEL BRUN, UN ANCIEN RELAIS DE POSTE ?

Daté du XVIème siècle et situé à l’angle de la grande rue et du chemin des Hermières l’hôtel Brun est une des plus anciennes maisons de Francheville le Bas qui soit toujours à usage d’habitation.







D’après la tradition c’était un « relais de poste » où des chevaux étaient disponibles pour renforcer les attelages avant de monter la côte de Petite Champagne. Comme son nom l’indique il a longtemps servi d’hôtellerie, soit à l’année soit, pendant la première moitié du XXème siècle à des femmes avec enfants qui venaient l’été respirer l’air de la campagne réputé pour être excellent à Francheville. Les maris les rejoignaient le week-end par le tramway. La partie café-restaurant a survécu à l’hôtel. Un piano mécanique animait la salle et les clients dansaient. Une autre attraction du lieu était les jeux de boules qui perdurèrent jusqu’à la fermeture en 1962. Par la suite une charcuterie s’est installée dans le local commercial jusque vers les années 2000. La belle cour Renaissance avec sa galerie, son puits et sa fontaine a été remaniée dans le cadre du programme immobilier « Arca antica » en 2011 – 2012.

RUE DES HERMIERES : LES HERMIERES vient de « herm » qui indiquerait des habitations détruites, des ruines. Une autre approche utilise le terme pour désigner des terres arides, incultes. Endroit désert inhabitable.

Petite ruelle MULET

L’Yzeron bénéficie enfin de travaux d’aménagements conséquents au Chater .Après 20 ans d’attente, ils protègeront les riverains contre les inondations, jusqu’à la plus haute crue connue, celle de 2003. La passerelle de la Ruette Mulet, propriété de la Métropole, détruite pour les travaux du SAGYRC, sera reconstruite à l’issue de ces travaux.

– Le gué et la passerelle de la ruette Mulet traversent l’Yzeron et ont été plusieurs fois modifiés. Ci-après quatre étapes connues à ce jour. Sur le cliché de 1909 il est à remarquer les piliers dont un exemplaire a été conservé et érigé en bordure de la ruette à gauche avant l’emplacement de la passerelle.






Un barrage situé à TAFFIGNON (en amont du parking du magasin Carrefour) a été détruit en juillet 2021 « pour qu’il y ait une continuité du cours de la rivière pour les poissons ». Ci-dessous l’état du site avant et après la destruction. La passerelle donne une idée de l’échelle.





A l’intersection du chemin des Hermières et de la rue de Cachenoix sur le trottoir se trouve la borne indiquant le niveau de la plus haute crue intervenue en 2003

Le chemin de Chalon : le nom est à rapprocher de tout ce qui à trait à l’eau, aux rivières. En vieux français = barque (calones) ou bateau. Ici chemin qui mène à la rivière.

Il mène au gué de Chalon, une petite passerelle permet de le franchir les pieds au sec


Le grand viaduc sous lequel nous passons est celui de l’ancienne voie ferrée de la ligne Paray-le-Monial à Givors, remise en service en 2012 pour la ligne Brignais-Tassin-St Paul. Sa 1ère mise en service a eu lieu le 1er juin 1910


La remontée vers Francheville le Haut est relativement pentue. Après le virage, avant d’atteindre le sommet, sur la droite une excavation dans le mur témoigne d’un ancien abreuvoir alimenté autrefois par un filet d’eau. Il servait sûrement à désaltérer hommes et bêtes du temps où ces dernières étaient utilisées pour les travaux des champs ou le transport de diverses marchandises.

Arrivés au terme de cette montée nous sommes au carrefour de la rue de la Mairie et de la rue de la Doulline. L’origine du nom viendrait du Slave : doline : creux, dépression. Ou du latin, dolin : outil à raboter voire duellis : ennemi (?)


Dans cette rue, à environ 200 m, sur un mur en renfoncement, à gauche, se trouve apposée une plaque commémorative en hommage à Alphonse BENOIS assassiné par la Gestapo le 22 juillet 1944 à l’âge de 33 ans.

A Francheville on pourra trouver 6 à 8 de ces plaques commémoratives à la mémoire de citoyens fusillés ou torturés par les nazis ou leurs suppôts miliciens


Peu après, rendre à Gauche la Rue du TOURSON ou thorson qui viendrait de Turris signifiant maison en hauteur, citadelle, château. C’était le véritable centre de Francheville-le-haut au XVIe et XVIIe siècle. Autre origine celte Torsom : tors = tour et som = sommet.

Au bout de cette rue, prendre à Droite rue de la Mairie.


La Pouletterie à Gauche : le 4 avril 1881, un projet de bail est établi pour une école maternelle de filles chez Mme Vve VINDRY aux N° 12 et 14 de la rue de la Mairie. Le nom de cette demeure a valu aux pensionnaires le doux sobriquet de « Poulettes »


La Claire Demeure sur la droite est une maison de retraite pour les sœurs de St Joseph et une maison de repos que l’Hôpital éponyme (9 rue Professeur GRIGNARD-Lyon 7ème) utilisait avant qu’il ne soit détruit et rattaché à l’Hôpital St LUC de Lyon.



L’église Saint-Roch.


Ouverte occasionnellement certains matins, l’église de Francheville le Haut dont les fondements remontent aux X ème/XII ème siècles « mérite le détour » avec ses objets inscrits et classés au patrimoine historique. On y verra entre autres « L’adoration des bergers » remarquable copie d’un tableau de Van Loo dont l’original est à Chartres (page 104 du livre « Francheville, un patrimoine »), le tabernacle de VIDIILLI les fonts baptismaux (ibid. page 107) … et le plus ancien « monument » de Francheville, la pierre de PASCASIUS (datée de 540 après JC) .





1ère découverte 1915 lors de terrassements (cure actuelle). Présentée en 1918 à l’Académie des Inscriptions et Belles Lettres . Ph. FABIA archéologue commente l’épitaphe : « Dans ce tombeau repose / PASCASIUS, de bonne mémoire/ qui vécut dans la paix/ cinquante ans et deux mois/ il mourut le huitième jour des calendes de novembre/ sous le consulat du très illustre JUSTINUS ».

Puis cette découverte tombe dans l’oubli et ce n’est qu’en 1991, lors du déménagement de la cave de la cure, au départ de Mr le Curé Adenet, qu’elle fut retrouvée par Noël QUIBLIER, Adjoint au maire et membre de l’Association du Patrimoine, empaquetée dans de vieux journaux et prenant le chemin d’une décharge publique.

Elle est, depuis la dernière restauration de l’église St Roch en 2008, et après avoir fait l’objet d’une protection particulière spécialement conçue par l’Association du Patrimoine (2014), encastrée à droite du chœur dans un mur intérieur de l’église.

Autre découverte due au hasard d’une rencontre, un bas-relief apposé sur l’ancien autel fut enlevé et se retrouve encastré sur le fronton d’une maison située 18 rue Nouvelle. Cette « incrustation historique », à mon humble avis, mériterait d’être répertoriée, protégée et classifiée au patrimoine de la commune.

Le premier cimetière de Francheville se situait autour de l’église, principalement au sud de celle-ci (actuelle place de la Mairie) et fut utilisé jusqu’en 1862 date à laquelle il fut déplacé sur l’actuelle Place du REPOS de 1808 à 1857.

Passons devant l’actuel Poste de Police qui occupe les locaux de l’ancienne école communale (jusqu’en 1958 construction de la nouvelle école) et à côté se trouvaient les locaux de l’ancienne Mairie abandonnée en 1983.








HALTE RAFRAICHISSANTE AU bar du « SAINT-TROP »



LE COLOMBIER

Origines : Cette propriété est située à mi-chemin entre l’église Saint-Roch de Francheville le Haut et l’Yzeron, bien visible quand on traverse le Pont Neuf. Elle a notamment appartenu à partir de 1639 à Antoine Richard époux de Jeanne de RODILLAS, fille de “ noble François, seigneur du Colombier, l’un des cent gentilhommes de la Chambre du Roi ”. Un acte de 1643 mentionnait l’anoblissement d’Antoine Richard, et le transfert à cette famille de la propriété de la famille Rodillas.


Antoine Richard, maître d’hôtel du cardinal de Lyon (Alphonse de Richelieu, frère du ministre de Louis XIII), obtint l’autorisation d’avoir « Château, avec tours, créneaux et colombier ».

Le domaine se serait appelé La RAFOURNIERE jusqu’en 1644, nom encore mentionné sur un terrier de 1745. Ce nom a été rapproché des frères RAFOURNEAU, propriétaires de terrains à Francheville depuis le début du XIII siècle.

Du milieu du XVI siècle jusqu’à 1639 : propriétaire famille RODILLAS.


Le nom de « Colombier », élément architectural attesté sur un terrier de 1786, correspondait au XVII siècle à un privilège réservé à la seule noblesse. Il a été aboli par l’Assemblée Nationale en 1789.




Le Colombier et Saint Roch – 25 janvier 2005





Puis, c’est La famille Richard qui possédera ce domaine du Colombier jusqu’à la Révolution. Propriétaires récents du domaine: Dr Jean Laurent puis Dominique ALLIROT. L’ensemble a été vendu « par appartements » vers 2004 à différents propriétaires.

Une mention de 1655, qualifierait ce lieu de “ maladrerie ” pour l’accueil des lépreux.


Eléments remarquables (au-dessus du portail)


Ils ont donné lieu à de nombreuses interprétations. Un écusson accueille encore aujourd’hui sur le linteau de l’entrée l’éventuel visiteur, portant la mention “ HIC HOSPITIUM ALIBI – 1655 ” dont le sens général, en mot à mot, pourrait être –et encore avec beaucoup de réserves- “ ici hospitalité à ceux d’ailleurs ”.

Quant au colombier, il a été détruit à la fin du XIX siècle et reconstruit “ à l’identique ” en 1901

à un autre emplacement.






Meurtrière vue de l’extérieur et de l’intérieur.




La source de Pinozant

Attestée sur plusieurs plans anciens, elle était (et serait) toujours d’usage public. Le premier accès, abandonné depuis le début du 20ème siècle arrivait à la montée de la garde, en traversant ce qui est aujourd’hui le « Domaine du Colombier ». Le second accès, en haut du CD75, a été créé au moment de sa percée. Il est condamné aujourd’hui pour raison de sécurité (ci-dessous).




L’abri de la fontaine, auquel on accédait par le chemin vicinal au-dessus, porte toujours une plaque peu lisible: “Fontaine de Pinozant – propriété Duchampt ” (soit vers 1800). Cet abri permettait d’accéder à la propriété du Colombier par une porte en bois fermée à clé coté propriété, sur laquelle on peut lire des graffitis … centenaires (1909). L’accès à la parcelle est toujours propriété communale. Il se situe Grande rue, en face du nouveau parking de la mairie.

RETOUR par le Vieux Pont et prendre la rue des Archers. ATTENTION DANGER arrivée à son sommet sur la Grand Rue avec beaucoup de circulation avant de reprendre la rue du Vieux Château pour rejoindre notre point de départ.


Rue du Vieux Château

Un Mr REYRE (Maire de Francheville de 1892 à 1909) achète la propriété de 30 ha rue du Vieux Château incluant le Rocher avec les ruines du château ainsi que le Prieuré (Chapelle à l’intérieur du domaine) chemin CHANTEGRILLET et transmet le tout à son fils…qui agrandit la maison qu’il habite …plus tard sa nièce Mme Carrel (femme du maire) en hérite.

Au fronton de la propriété à remarquer les lettres ER de Ernest Reyre. Les potins de l’époque laisse entendre que la famille REYRE fut à Francheville la 1ère à posséder des toilettes en céramique en provenance de Londres .

L’histoire nous apprend également qu’un ancien propriétaire, la famille LANCENAIRE eut un fils qui mourut sur l’échafaud en 1836.





Madame de Cuzieu

Née en 1796 morte en 1884 habitait à Ste Foy un domaine situé chemin des

Razes de 30 ha connut aujourd’hui sous le nom de la Gravière.

Sa maison…du 18°s subsiste encore en ce lieu.


Bien que fort riche, elle allait vêtue comme une mendiante.

Elle possédait sept chiens qu’elle sortait régulièrement et se rendait à la messe à Francheville le Haut bien malgré l’existence d’une église à Francheville le bas. La raison en était qu’en Haut le curé acceptait la présence de chiens dans l’église contrairement au prêtre du bas.

L’adoration de ses chiens allait jusqu’à l’achat de brioches au sortir de la messe pour chacun d’eux.

Elle possédait également deux chevaux blancs et pour éviter que leur robe ne se salisse elle avait fait recouvrir les murs de leur écurie de draps blancs.


D’un caractère tyrannique, pendant la construction du CD42, pris sur son domaine par décision du Préfet VAÏSSE, elle installe en limite de propriété un abri d’où elle invective les ouvriers. Ceux-ci la désigne alors sous le sobriquet de « Caton en jupon » (= personne tyrannique et

rigide) Elle donne alors ce nom à l’un de ses chiens qui est par la suite empoisonné par un des ouvriers…

Enterré dans son domaine à proximité de la route elle fait graver sur la pierre tombale de CATON l’épitaphe suivante : CATON-MAGNIFIQUE TERRE NEUVE MORT EMPOISONNE LE 22 FEVRIER 1867

PLACE EN FACE DES TRAVAUX QUI LUI ONT VALU SON NOM- AGE DE 6 ANS.

Cette pierre tombale a été transférée dans le parc de la Mairie de Ste FOY-Les-Lyons à la vente du domaine de la Gravière.


Procédurière et d’un caractère bien trempé, Mme de Cuzieu fit construire une tour monumentale - comme une réplique de tour de Babel - surplombant le jardin et l'habitation de ses voisins d'où elle prit l'habitude de surveiller tous les mouvements de l'objet de son aversion que ce soit dans leur maison ou en dehors et notamment contre un des voisins qu’elle convoitait comme gendre pour sa fille OVIDIE et qui en refusait la perspective.


En complément de cette surveillance inopportune, elle fit placer une énorme cloche dans la tour et la faisait sonner toutes les heures de la nuit pour empêcher ses voisins de dormir. Elle fit un procès aux autorités pour maintenir la tour, et avant que le conflit soit tranché, elle avait conduit ses détestés voisins à quitter les lieux et détruit la tour.


Une de ses dernières idées fut d'adresser à de nombreux citoyens renommés tels le maire, le commandant de garnison, des juges et des hommes d'églises, etc..., des invitations à rencontrer le Préfet de Lyon, Monsieur Ducros, dans son salon. Les invités vinrent tous en tenue de soirée. Madame les reçut avec toute la bienséance due à leur rang et lorsqu'il furent tous là elle les conduisit en grande cérémonie dans la salle de réception, où ils furent stupéfaits de voir un énorme goret bien gras assis sur son arrière train au milieu du tapis ! Le cochon montra quelque surprise à l'attention qu'on lui portait tandis que Madame, en gracieuse maîtresse de cérémonie, présentait Monsieur le Préfet à l'assemblée frappée de stupeur.


En dépit de ses frasques, Mme de CUZIEU se montra d’une grande générosité et légua à son décès la somme de 2 650 000 francs (en complément d’un don du Major MARTIN) pour l'édification de la Martinière des Filles à son emplacement actuel. . D'après la monographie des bâtiments modernes publiée en 1910, le buste et son socle étaient placés au pied de l'escalier central, face à ce qui était alors l'entrée principale du lycée. Aujourd’hui, un cartouche à sa mémoire et à celle du Major MARTIN figure sur le lycée La Martinière et la remercie pour sa générosité posthume.

Sa fille OVIDIE, morte 2 ans après sa mère en 1886 fit un don de 10000 francs pour les

pauvres de Francheville.


Fin de la balade du RANDO-CLUB des 31 mars et 1er avril 2023 sur « CONNAÎTRE FRANCHEVILLE - Acte 1 » d’une durée d’environ 3h30 avec faible dénivelé.

Monique ESCOFFIER

Jean-Paul MERIC

Du Rando-Club de Francheville


NB – la constitution de ce livret est le fruit de renseignements obtenus à partir, de documents remis par d’anciens franchevillois, certains acteurs de l’association du Patrimoine de Francheville, d’autres personnes ayant puisé dans leurs souvenirs d’enfance. Nous avons également parfois usé de « copier-coller » sur des informations collectées sur internet et surtout nous avons puisé nombre de détails dans les ouvrages élaborés par l’ASSOCIATION DU PATRIMOINE DE FRANCHEVILLE qui demeurent une source inépuisable de documentation et de faits historiques sur notre commune. Nous espérons ne pas avoir trop interprété légèrement les renseignements recueillis. Si tel était le cas nous sommes preneurs de rectifications avérées plus pertinentes et exactes que celles ici rapportées.

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Un grand merci à Monique et Jean-Paul.


Dernière minute : Christiane L. nous a transmis quelques photos prises lors de la Rando le 31 mars 2023 : les voici.



La chapelle des 3 oranges aujourd’hui.






Les vestiges du vieux château.









Le domaine Saint-Joseph qui surplombe Francheville le bas.





Le viaduc, le ruisseau : la Charbonnière et le chemin de Chalon.








Un groupe de randonneurs au Saint Trop à Francheville le haut pour le pot de convivialité.





Et pour couronner le tout, le mimosa offert aux randonneurs par Jean-Paul.





150_Quelques photos prises lors de la randonnéeConnaitre Francheville
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